La ville de BAYONNE

Aux pieds des Pyrénées, sur la côte atlantique, Bayonne, 42 000 habitants, au sein d’une agglomération de 200 000 habitants, bénéficie d'une situation géographique exceptionnelle : au cœur de la vieille ville devant le théâtre, la Nive qui descend du Pays Basque et l'Adour, fleuve gascon, se rejoignent avant de se jeter dans l'océan tout proche.
Célèbre pour la beautéde ses maisons séculaires merveilleusement restaurées, ses quais, ses musées, ses châteaux, sa citadelle, Bayonne l'est également pour ses traditions : la foire au jambon , le fameux chocolat, le festival de théâtre, les Fêtes en août, les corridas (les plus anciennes de France), la pelote basque, le rugby, l'aviron ... Ville de caractère, sa devise Nunquam Polluta, "jamais souillée", est là pour rappeler qu'elle a su résister victorieusement à quatorze sièges. Ville ouverte, tournée vers l'avenir, elle est la capitale économique, administrative et culturelle de toute une région .

À la découverte de Bayonne
Bayonne est divisée en trois quartiers historiques reliés par des ponts. Le premier, le “Grand Bayonne”, d’origine romaine, est le plus ancien. Le “Petit Bayonne” date du Moyen Age. Celui de “Saint-Esprit” était, dans le passé, plus marginal car habité par les juifs qui ne furent pas admis avant le XVIIe siècle. Le vieux quartier de la ville s’est construit autour de la Cathédrale et du Château-Vieux qui se dressent sur une colline dans le “Grand Bayonne”.

Le "Grand Bayonne" Ceint de murailles, il s'étend sur les rives de l'Adour et de la Nive. On remarque d'abord les deux flèches qui pointent vers le ciel. Ce sont celles de la cathédrale Sainte-Marie, énorme temple gothique érigé sur des fondations romaines, puis romanes. Son plan est en croix latine, à sept travées et trois nefs. Souvent endommagée par des incendies et la Révolution, son cimetière fut sur le point de disparaître. Parmi d'autres merveilles nous citerons la sacristie et son double portail, les splendides vitraux, le chaire en acajou, le maître-autel de marbre et de vermeil... Les travaux de réfection commencés en 1850 se poursuivent encore actuellement et sont bien dans l'esprit de Reims et de Soissons.  
Près de la cathédrale se trouve le Château-Vieux, dont on pense qu'il fut construit sur le castrum primitif. A l'origine, il consistait en un donjon hexagonal auquel on a ajouté deux corps de      bâtiment, le principal date du XIVe siècle, et le second, de dimensions plus réduites, du XVe. Vauban apporta certaines modifications, mais on y trouve encore des traces de style gothique.  
En suivant l'avenue du 11 novembre, on arrive aux remparts et à l'original Monument aux Morts sculpté après la guerre de 1914-18. Signalons également le bel édifice qui abrite l'Hôtel de ville et le théâtre municipal, et n'oublions pas de nous promener dans les rues étroites et pittoresques, pour en admirer les typique

Le "Petit Bayonne" 
Ce quartier est situé entre les rives de la Nive et celles de l'Adour, et relié au "Grand Bayonne" par quatre ponts. Les maisons blanches à volets verts et rouges se reflètent dans l'eau de la rivière. Elles n'ont jamais plus de quatre étages et sous leurs arcades s'ouvrent des boutiques.  
Le Musée basque, ouvert en 1922, est installé dans une maison commerciale du XVIe siècle. Consacré aux sept provinces basques, on y trouve de nombreuses expositions sur les costumes, la musique, le mobilier, la décoration, l'artisanat, entre autres et une importante bibliothèque. Il est actuellement fermé pour réfection. A proximité, on peut visiter le Musée Bonnat qui date de la fin du XIXe siècle. Il porte le nom du peintre bayonnais Léon Bonnat qui céda sa prestigieuse collection de sculptures, peintures et tapisseries à l'Etat, à condition qu'elle soit exposée dans sa ville natale. Notons au passage que l'église Saint-André possède une "Assomption" de cet artiste.  
le Château-Neuf fut édifié sur la butte de Mocoron, pour la défense de la ville. Bien que modernisé, il conserve ses murs de 3 mètres d'épaisseur, ses tours énormes et l'austérité de son aspect massif. A ses côtés ont été ouverts au public les remparts de Mousserolles encadrant la porte du même nom, le tout remanié en son temps par Vauban.




Le quartier "Saint-Esprit"
 Relié au "Petit Bayonne" par le pont Saint-Esprit, c'était un faubourg occupé par les juifs entre les XVIe et XVIIe siècles, d'où la présence d'une synagogue. Bien qu'il n'en reste plus traces, ce fut un lieu de passage pour Saint-Jacques de Compostelle. L'église Saint-Esprit, modeste temple gothique du XVe, renferme un groupe de bois sculpté et polychrome représentant la fuite en Egypte. dédié à Louis XI, ce sanctuaire est très original par sa disproportion. La voûte de l'abside est d'un tracé compliqué d'arcs, ogives, liernes et tiercerons. Par la suite se sont édifiés d'autres quartiers, en rapport direct avec l'expansion industrielle et commerciale. L'ensemble du Nouveau Bayonne et de Lachapaillet est une zone résidentielle de villas et d'immeubles, ainsi que de commerces, ateliers, cliniques et services publics.  
Aux Allées Marines, on trouve l'activité liée au port, avec ateliers, magasins, dépôts, agences, bureaux, un ensemble de résidences et la sous-préfecture.  
Les quartiers Saint-Léon et Marracq sont la conséquence du développement de Bayonne vers le sud et en longeant la Nive. S'y entremêlent les habitations, les entreprises, les centres scolaires, etc... Quant aux zones de Beyris et Mousserolles, elles sont strictement résidentielles. Saint-Etienne, au nord du quartier "Saint-Esprit", est l'ensemble résidentiel le plus récent. Ses immeubles et équipements collectifs sont de conception architecturale et urbanistique assez moderne.  
A mesure que la ville s'étendait, les communes voisines, comme Saint-Pierre-d'Irube, Mouguerre, Le Boucau, Tarnos et Anglet, se transformaient en grande banlieue. Les résidences et les industries provoquèrent leur intégration dans l'agglomération de Bayonne.